Dans un matin aux teintes irréelles, où le temps semble se plier comme un origami, les lits défaits prennent vie, au moment où les rêves inachevés s’effacent. Les draps, tels des estampes japonaises, s’entrelacent et se mélangent, révélant des nuances cachées. Un oreiller, dans l’ombre, évoque des pensées fugaces, tandis qu’un livre ouvert murmure des récits de mondes parallèles. Au-dessus, les murs semblent raconter des histoires passées, comme si l’âme des voyageurs avait laissé son empreinte.

Ici, la mélancolie épouse la joie, créant un tableau surréaliste d’émotions confondues. Ici, les anges côtoient les mauvaises reproductions d’œuvres des peintres d’autrefois. Ici, des secrets murmurés dans la nuit se mêlent à des promesses de lendemains meilleurs. Ici, j’ai laissé le souvenir le plus fugace de ma vie en claquant la porte derrière moi, emportant une partie de cette magie, mais laissant aussi des éclats de mon histoire dans cette chambre.

Ces photographies capturent ces moments de magie éphémère, où l’ordinaire se transforme en extraordinaire. Dans ce monde à l’envers, chaque lit devient un portail, chaque pli un passage vers des rêves encore inexplorés. Quelles histoires fantastiques s’éveillent dans l’intimité de ces chambres au petit matin, à la frontière entre le réel et l’imaginaire ?

Si les lits pouvaient parler, ils nous dévoileraient des récits inoubliables, des instants de vie capturés dans le temps, et nous rappelleraient que chaque rêve se doit d’être vécu.

A Florence – M.A.T.

Si las camas pudieran hablar

En una mañana de tonos irreales, donde el tiempo parece plegarse como un origami, las camas deshechas cobran vida en el momento en que los sueños inacabados se desvanecen. Las sábanas, como estampas japonesas, se entrelazan y se mezclan, revelando matices ocultos. Una almohada, en la sombra, evoca pensamientos fugaces, mientras que un libro abierto susurra relatos de mundos paralelos. Arriba, las paredes parecen contar historias pasadas, como si el alma de los viajeros hubiera dejado su huella.

Aquí, la melancolía abraza la alegría, creando un cuadro surrealista de emociones confundidas. Aquí, los ángeles conviven con las malas reproducciones de obras de pintores de antaño. Aquí, los secretos susurrados en la noche se mezclan con promesas de mañanas mejores. Aquí, dejé el recuerdo más fugaz de mi vida al cerrar la puerta detrás de mí, llevándome una parte de esa magia, pero también dejando fragmentos de mi historia en esta habitación.

Estas fotografías capturan esos momentos de magia efímera, donde lo ordinario se transforma en extraordinario. En este mundo al revés, cada cama se convierte en un portal, cada pliegue un paso hacia sueños aún inexplorados. ¿Qué historias fantásticas despiertan en la intimidad de estas habitaciones en la pequeña mañana, en la frontera entre lo real y lo imaginario?

Si las camas pudieran hablar, nos revelarían relatos inolvidables, instantes de vida atrapados en el tiempo, y nos recordarían que cada sueño debe ser vivido.

A Florence – M.A.T.